Parole aux abstentionnistes

Leurs doigts ne sont pas marqués par l’encre bleue indélébile qui recouvre l’index de tout électeur tunisien. Quand on croise une de ces mains vierges, on s’empresse d’éveiller en elle un semblant de remords à coups de reproche, du type  « t’es pas un citoyen, toi ! ou bien, ce sera de ta faute ». Même la question « ti a3lech [mais pourquoi] »– l’accent tunisien aussi tonique qu’accusateur a ici toute son importance – sonne comme un reproche moralisateur. Lire la suite