#halteauxpréjugés

Timbuktu, un orientalisme à peine voilé

A l’affiche dans plusieurs salles tunisoises, le film Timbuktu d’Abderrahmane Sissako fait la part belle à l’image, à l’esthétique, à l’émotion quitte à faire vivre aux spectateurs le récit d’un ailleurs fantasmé. Onirique et à destination d’un public occidental, Timbuktu a intrigué Guenda, blogueuse italienne et moi-même et nous proposons ici de relever des représentations orientalistes du film sur lesquels rebondit la Tombouctienne Faty avec son expertise du terrain.

Tunisiens, ne jetez plus vos objets électriques défaillants

Restart party #13 ©Maison de l'image

Mieux que le recyclage, la réparation permet de donner une seconde vie aux objets défectueux et de limiter la quantité de nos déchets numériques. Munie du récepteur endommagé de mon proprio, je me suis rendue samedi à la Maison de […]

Déboires aéroportuaires libyens

Airbus A320 de Libyan Airlines ©Wikimedia Commons

Au tableau d’affichage de l’aéroport de Tunis-Carthage, Tripoli a disparu, mais deux nouvelles destinations ont fait leur apparition : Tobrouk et Labrag. « Tonton, Tobrouk, c’est en Libye, mais Labrag, c’est où ? »Une voix se fait entendre : « Labrag, c’est en Libye, je viens de là-bas. » Décryptage. En Tunisie, nous avons fini par croire qu’il n’y avait qu’un seul aéroport libyen, celui de Tripoli, mais il semblerait qu’il y en ait d’autres, dispersés dans tout le pays. Ces terrains d’atterrissage qui bien qu’étant équipés pour les vols internationaux, ont été cantonnés au rôle d’aéroports intérieurs pendant le règne de Mouammar Kadhafi.

Un cinéma tout aussi africain que nous

A l’occasion de la 25e édition des Journées cinématographiques de Carthage (JCC), lancées en 1966 par Tahar Cheriaa, je me suis rendue cet après-midi à la maison de la culture Ibn Rachiq afin de voir le film sénégalais de Dyana Gaye Des étoiles. Bien que j’aurais souhaité que le film fasse salle comble comme ce fut le cas pour L’Oranais de l’Algérien Lyas Salem deux heures plus tôt au cinéma Colissée, j’étais plutôt ravie de voir une cinquantaine de spectateurs africains – et qui plus est tunisiens – dans la salle.

Place Tahrir, la DéroBée

Tahrir, desafecté. © Limoune

J’ai connu la place Tahrir bruyante, grouillante de monde. La place Tahrir inspirée et animée. La place Tahrir désillusionnée et fatiguée. Je regarde depuis peu la place Tahrir désaffectée, droguée aux anxiolytiques.

« Etablir la paix durablement est le travail de l’éducation »

Un élève dans une école syrienne, Kassioum. © Limoune

Il est des femmes inclassables, des femmes dont l’étendue des compétences dépassent l’entendable, rendant toute présentation de la personne quelque peu périlleuse tant l’exercice serait fastidieux. C’est sous l’angle de la femme de paix que ce billet à deux plumes, […]