Sri Lanka : à la recherche d’un refuge

Il ne reste plus que deux hommes, sur douze personnes, à l’atelier socio-linguistique que j’anime, à quelques heures de Paris. Deux hommes que le travail n’a pas extirpé de mon cours en journée. L’un, retraité. L’autre, réfugié. L’un, marocain arrivé en train il y a 50 ans, l’autre sri lankais débarqué il y a 150 jours. L’un, consterné, m’a lancé après l’atelier : « Y en a marre. Eux, ils arrivent, on les laisse venir sans problème. » L’autre, fatigué, m’a confié lors d’une sortie à Paris : « C’est difficile d’arriver jusqu’ici ».   Lire la suite